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L’engagement comme ligne de conduite

L'engagement, pour moi, c'est simple : c'est l'impact. Cette conviction, je ne l'ai pas apprise dans un manuel. Elle vient de plus loin — d'une origine simple, d'une famille où on ne parlait pas de réseaux ou de positions. On parlait de travail. J'ai compris très tôt que le travail était le seul levier vraiment fiable pour changer de trajectoire. La suite, c'est ici →

L’engagement, pour moi, c’est simple : c’est l’impact.

L’impact comme seul critère qui vaille vraiment.

Est-ce que ça change quelque chose, concrètement, pour quelqu’un ?

Cette conviction, je ne l’ai pas apprise dans un manuel. Elle vient de plus loin. D’une origine simple, d’une famille où on ne parlait pas de réseaux ou de positions — on parlait de travail. J’ai compris très tôt que le travail était le seul levier vraiment fiable pour changer de trajectoire, pour aller chercher autre chose que ce qu’on vous a assigné à la naissance. C’est une évidence vécue. Et c’est exactement pour ça que je m’engage là où je m’engage.

J’ai une conviction de fond : l’emploi est un vecteur de développement, et l’entreprise est au cœur de l’économie. Quand on perd ça de vue, on finit par construire des dispositifs pour les dispositifs — des systèmes qui s’adressent à eux-mêmes plutôt qu’aux gens. J’ai vu cette dérive de près, dans des espaces où le dialogue entre acteurs publics et privés aurait dû produire mieux. Elle vient souvent d’un manque de connaissance mutuelle, d’une distance qui s’est creusée entre ceux qui décident et ceux qui font. Combler cette distance, c’est une grande partie de ce qui me motive.

Le passage des entreprises aux instances représentatives s’est fait naturellement, via les Acteurs de la Compétence — la FFP à l’époque. L’envie d’aller plus loin, de peser sur des décisions qui dépassent le périmètre d’une seule structure. La période COVID a été, à cet égard, un moment révélateur. Sur l’apprentissage notamment, il a été possible de peser localement sur des arbitrages qui auraient pu partir dans le mauvais sens. Ce n’est jamais spectaculaire. C’est du travail de fond, des conversations, des positions défendues dans des espaces où tout le monde n’est pas du même avis. Mais ça change des choses. Et c’est suffisant pour continuer.

En tant que président régional des Acteurs de la Compétence, cet engagement prend une forme quotidienne : faire remonter des sujets, créer des espaces de travail entre des acteurs qui évoluent trop souvent en silos, remettre de la cohérence là où les dispositifs s’empilent. Replacer les entreprises et les individus au centre — comme une direction de travail concrète, tenue dans la durée.

C’est le même esprit au MEDEF Nouvelle-Aquitaine, au Comité régional pour l’emploi, dans les instances paritaires de France Travail. Ces espaces sont parfois lents, parfois âpres. Ils permettent d’agir vraiment sur les sujets qui comptent : l’emploi, les compétences, l’insertion. Ça demande de la constance et une capacité à travailler avec des logiques différentes, parfois franchement opposées.

Cette semaine, je me porte candidat au poste d’administrateur national des Acteurs de la Compétence. Une étape de plus dans cette logique. Un espace supplémentaire pour contribuer à des décisions qui engagent toute une filière.

En parallèle, je termine une thèse de doctorat qui porte une idée simple : les CFA du supérieur ont vocation à produire du savoir sur leur propre filière, et l’intégration d’écoles doctorales en leur sein serait un levier puissant pour y parvenir. La formation professionnelle mérite ses propres chercheurs.

L’entreprise, la formation, le territoire, la recherche — tout ça se tient. CBF dans le bâtiment, CLEM Certification, Le Vecteur, la campagne de Mérignac. Ce ne sont pas des cases à cocher sur un parcours. Ce sont des endroits où j’ai essayé, concrètement, de faire en sorte que les choses avancent.

L’engagement se mesure là. Dans ce qui reste quand on enlève les titres, les mandats et les discours.

Dans ce qui a vraiment changé pour quelqu’un.

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